Le Golf présente t-il
un risque pour l'environnement, sa protection et sa conservation ?
Pour un certain public et quelques golfeurs, la réponse est malheureusement
oui ! Oui parce que l'environnement est un aspect mal connu de notre sport
qui prend en compte la fragilité de la nature, la rareté de
certaines ressources dont l'eau et le respect des équilibres naturels.
Une méconnaissance, pointé comme la principale cause de cette
image de pollueurs qui colle à la peau du golf. Il est donc nécessaire
de mettre en avant, chiffres à l'appui, le sérieux du travail
effectué par les golfs et leurs intendants de terrain pour le respect
de l'environnement. Exemple au Golf de Saint-Omer où depuis sa création
sur un ancien site agricole, la pollution n'a cessé de réduire.
Le Golf de Saint-Omer procède actuellement à une étude
d'impact sur la pollution de ses sols en vue d'un projet de construction
immobilier et d'une extension du golf dont les premières conclusions
sur les incidences de l'épandage d'engrais et des traitements phytosanitaires
confirment qu'il obtient d'excellents résultats en terme de respect
des équilibres naturels.
Le terrain
de golf fait l'objet d'épandages d'engrais, notamment azotés
(source de pollution préoccupante dans les cours d'eau et les nappes
souterraines, les engrais azotés sont à utiliser avec précaution),
et de traitements phytosanitaires ponctuels dont l'incidence sur les ressources
en eau souterraine et de surface peut être et a été
comparée à celle des terrains agricoles qui occupaient le
même site avant 1989.
Ainsi,
il ressort des conclusions du rapport que « la réalisation
du golf a permis de réduire les épandages d'azote sur le site
de 61 % ». Autant dire que la pollution des eaux souterraines et de
surface est limitée. Une analyse d'eau pratiquée par l'Institut
Pasteur pour l'étang récepteur de la majorité des eaux
de ruissellement du golf le confirme : « les paramètres mesurés
(polluants azotés) correspondant à ceux d'une cours d'eau
de bonne ou très bonne qualité ».
A noter
également que la nature des engrais azotés utilisés
sur le golf de Saint-Omer est nettement plus favorable pour la ressource
en eau : ce sont à 99 % des engrais organiques de synthèse
à action retardée ou progressive limitant considérablement
l'entraînement de nitrates vers les cours d'eau ou la nappe souterraine,
l'azote assimilable étant libéré lentement et consommé
au fur et à mesure par les plantes.
Concernant
les traitements phytosanitaires, pratiqués occasionnellement et ponctuellement
sur les greens soit de très petites surfaces, le rapport conclut
que les quantités d'insecticides et de fongicides utilisées
et rapportées à l'ensemble des 60 ha sont très faibles
au regard de celles habituellement répandues pour un usage agricole.